Le samedi, dès 8 h

Le jour de marché

Le samedi, Chauvigny se lève tôt. Plus de 120 commerçants s'installent en centre-ville, et la place du Marché commence à vingt-cinq mètres de notre porte. On ouvre à 8 h ce jour-là, une heure et demie avant le reste de la semaine : le café d'avant les courses, la pause d'après, et les bras chargés qu'on pose enfin.

L'ardoise du trottoir, Chez Colette à Chauvigny
L'ardoise sort avant les clients, tous les matins.

Le samedi en bref

Le grand marché
Samedi matin, au coeur de la ville. Plus de 120 commerçants et leurs produits, l'un des marchés les plus importants du département.
Les petits marchés
Mardi et jeudi matin, uniquement alimentaire : les producteurs du coin, et rien d'autre.
Chez nous, le samedi
Ouvert dès 8 h, en salle ou en terrasse.
Le petit déjeuner
9 €, servi à table : boisson chaude, viennoiserie, tartines et jus de fruits.
À midi, le samedi
Pas de formule : de vraies assiettes, des planches et des plats à partager, dès 11 h.

Le petit déjeuner du samedi

Neuf euros, servis à table. Une boisson chaude au choix : café, chocolat ou thé. Un croissant, des tartines de pain avec beurre et confiture, et un jus de fruits pour finir de se réveiller. C'est tout, et c'est suffisant pour attaquer une matinée de courses.

On ne va pas prétendre être les seuls ouverts à cette heure-là : les boulangeries du centre lèvent le rideau avant nous, et elles font très bien leur métier. La différence est ailleurs. Chez elles, vous repartez avec le croissant à la main ; ici, vous vous asseyez, on vous apporte le plateau, et vous restez le temps que vous voulez.

En salle si le temps s'y prête mal, en terrasse sinon - c'est le bon poste pour regarder le marché se monter avant d'y descendre. Côté viennoiseries, le plateau porte un croissant et rien d'autre : on ne fait pas pâtisserie, on fait restaurant.

Un café et son sablé, Chez Colette à Chauvigny
Le café arrive avec son sablé. La cuillère dorée, c'est la maison qui veut ça.

Le marché de Chauvigny

Le marché se tient au coeur de la ville tous les samedis matin, et il est gros : plus de 120 commerçants s'y rassemblent pour offrir leurs produits, faisant de ce marché l'un des plus importants du département. On y vient de tout le pays chauvinois et bien au-delà - Poitiers n'est qu'à 23 kilomètres. C'est la matinée où la ville double de population, où l'on croise ses voisins entre deux étals et où l'on met vingt minutes à faire cent mètres.

Maraîchers, fromagers, bouchers, poissonniers, producteurs et commerçants du coin, mais aussi vêtements, plantes, outils, brocante : le samedi, c'est le marché complet, pas seulement l'alimentaire, et il y a de quoi découvrir même quand on n'a rien à acheter. Les mardis et jeudis matin, il revient en plus petit et en version alimentaire uniquement - les mêmes producteurs, dont les produits se retrouvent le midi dans l'assiette.

On y va aussi, forcément. Une partie de ce qui se cuisine ici vient de trois rues plus loin, et ça n'est pas une figure de style : le marché du matin décide de ce qu'on sert à midi la semaine suivante.

Après les courses, poser les sacs

C'est le moment que personne ne planifie et dont tout le monde a besoin. Les cabas sont pleins, il fait déjà chaud, et il reste une heure avant que le déjeuner devienne un sujet. On garde de la place pour ça.

La terrasse donne sur la place, sous les tilleuls. Un verre, un café, une bière fraîche, les sacs calés sous la table : on ne vous demandera pas de libérer la table pour le service. Le samedi, justement, il n'y a pas de service à libérer - voir plus bas.

La terrasse dressée sous les tilleuls, Chez Colette à
              Chauvigny
Dressée de bonne heure, avant que la place ne se remplisse.

À midi, on partage

Le samedi est le seul jour sans formule du midi. La cuisine passe en mode partage dès 11 h, et qu'on soit clair : il ne s'agit pas de grignoter. De vraies assiettes, des planches, des plats qu'on pose au milieu de la table et qu'on commande au fur et à mesure, sans avoir à choisir entre une entrée et un plat. On s'assoit quand on veut, on repart quand on veut, et on ressort déjeuné.

C'est fait exprès. Un jour de marché, personne n'arrive à midi pile et personne ne tient un service en deux heures : les gens passent, reviennent, s'attardent. Le partage suit ce rythme-là, une formule non. Les produits sont ceux qu'on a vus le matin sur les étals, il y a de quoi déguster à plusieurs, et c'est la même cuisine que le soir, servie plus tôt.

Un détail qui compte un jour de marché : là où beaucoup de restaurants du centre ferment leurs portes entre midi et le soir, nous, le samedi, on reste ouvert sans coupure de 8 h jusqu'au soir. Vous n'avez pas à caler vos courses sur un service.

Un conseil quand même : à plusieurs, un samedi, appelez avant. C'est notre plus belle journée de la semaine, et c'est aussi celle où la terrasse se remplit le plus vite.

Mardi et jeudi

Le marché ne se limite pas au samedi. Les mardis et jeudis matin, il revient en version alimentaire : plus petit, plus rapide, plus tranquille aussi. On ouvre à 9 h 30 ces jours-là, et la formule du midi, elle, est bien là : entrée, plat, dessert, à table ou à emporter quand la pause est trop courte pour s'asseoir. La carte suit le marché du matin, elle change donc chaque semaine.

Ce sont les matinées qu'on préfère pour faire ses courses tranquillement : on trouve les mêmes producteurs et les mêmes produits que le samedi, sans avoir à jouer des coudes. Aux fêtes de fin d'année, plusieurs marchés aux truffes s'installent en plus sous les arcades de la mairie. Ceux-là ont leurs propres dates, que la mairie annonce chaque année.

Et si vous venez pour la journée, la cité médiévale et ses cinq châteaux sont juste au-dessus de nous. On a mis par écrit combien de temps prend chaque visite, et quand manger au milieu.